Qui suis-je après une perte ? Se retrouver quand le rôle d'avant n'existe plus

Un matin, tu te regardes dans le miroir et tu ne sais plus très bien qui te regarde. Les gestes sont les mêmes, le visage aussi. Mais la femme que tu étais avant la perte, elle, semble être restée quelque part en chemin.
C'est une question qu'on n'ose pas toujours poser à voix haute : qui suis-je, maintenant que tout a changé ?
Quand la perte emporte aussi une part de toi
On pense rarement à ça, mais on ne perd jamais seulement une personne ou une relation. On perd le rôle qui allait avec. L'épouse, la fille, la maman de tel âge, la collègue sur qui tout le monde comptait, celle qui avait un projet à deux. Quand ce rôle disparaît, il laisse un creux et on ne sait plus à quoi se raccrocher.
Après la maladie puis le départ de mon mari, j'ai ressenti exactement ça. Quelque chose en moi s'était brisé, creusé dans la poitrine. Et ce n'était pas seulement le manque de lui. C'était le manque de la femme que j'étais à ses côtés.
Le vertige du « je ne sais plus qui je suis »
Ce vertige est normal. Il ne dit pas que tu es perdue pour de bon, il dit que ton ancienne façon de te définir ne tient plus. Tu peux y ressentir de la tristesse, de la colère, parfois un étrange soulagement qui te fait culpabiliser. Tout ça peut cohabiter. Ce tsunami d'émotions contraires fait partie du chemin.
Et puis, il y a la fatigue. Celle de devoir tout réinventer alors que tu es déjà à bout. Si tu es encore en mode Survie, ne te demande pas de savoir qui tu es. Demande-toi seulement ce dont tu as besoin aujourd'hui.
Se retrouver n'est pas revenir en arrière
On croit souvent qu'il faut redevenir celle d'avant. Mais elle n'existe plus et ce n'est pas un échec. Ce que tu as traversé t'a transformée et la femme qui se dessine peut être plus vraie, plus douce avec elle-même, plus alignée avec ce qu'elle ressent.
Alors on y va par petites touches. Qu'est-ce qui me faisait plaisir avant tout ça ? Qu'est-ce que je n'accepte plus ? Qu'est-ce que j'ai envie d'essayer, même un peu ? Pas de grandes réponses. Juste des signes que quelque chose en toi se remet à vivre. C'est comme ça que revient, peu à peu, la sécurité intérieure.
Une main tendue pour avancer malgré tout
Si tu veux commencer doucement, j'ai écrit un guide gratuit, « Mettre des mots sur ce que tu traverses », pour reconnaître ce qui se passe en toi quand sur-vivre ne suffit plus : Télécharger le guide
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Tu n'as pas à savoir qui tu deviens pour avancer. Je serai là, comme un phare dans la nuit, le temps que tu te retrouves.





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