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Deuil : quand les autres passent à autre chose et que toi, tu es encore dedans

Photo du rédacteur: librtoi2024
librtoi2024
11 oct.
3 min de lecture

Les premières semaines, il y a du monde. Des messages, des plats déposés devant la porte, des « appelle-moi si tu as besoin ». Et puis, petit à petit, le téléphone sonne moins. Les gens reprennent leur vie, et c'est normal. Sauf que toi, tu n'as rien repris du tout.


Trois mois, six mois, un an après, on te demande si ça va mieux. On parle de la personne au passé, quand on en parle encore. Et tu sens bien que le sujet met mal à l'aise. Alors tu souris, tu dis que oui, ça va. Et tu rentres chez toi avec tout ce que tu n'as pas pu dire.


Le décalage entre ton temps et celui des autres

Le deuil n'a pas de calendrier. Pour l'entourage, il y a un avant et un après : l'enterrement, la séparation, l'annonce. Pour toi, il y a surtout un pendant, qui s'étire bien au-delà de ce que les autres imaginent.


Ce n'est pas qu'ils s'en fichent. La plupart ne savent simplement pas quoi faire de ta peine quand elle dure. Elle leur rappelle leurs propres pertes, leur propre impuissance. Comprendre ça n'enlève pas la solitude, mais ça peut retirer un peu de la colère ou de la honte qui l'accompagnent parfois.


Quand tu commences à te cacher

Le risque, à ce moment-là, c'est de te mettre à jouer un rôle. Tu ranges ta tristesse pour ne pas déranger. Tu évites certains prénoms, certaines dates dans la conversation. Tu finis par te demander si c'est toi qui exagères, si tu devrais être passée à autre chose depuis longtemps.


Il n'y a pas de « tu devrais » dans le deuil. Il y a ton rythme, celui de ton cœur et de ton corps. Et quand on le force pour coller aux attentes des autres, la peine ne part pas. Elle se cache, et elle pèse encore plus lourd.


Trouver des endroits où ta peine a le droit d'exister

Tu n'as pas besoin que tout le monde comprenne. Mais tu as besoin d'au moins un endroit où tu n'as pas à faire semblant. Ça peut être une amie qui sait écouter sans conseiller, un carnet où tu écris ce que tu n'oses pas dire, ou un moment rien qu'à toi pour parler à celui ou celle que tu as perdu.


Tu peux aussi, doucement, dire à un proche ce dont tu as besoin. « Tu peux me parler de lui, ça me fait du bien. » « J'ai pas besoin de conseils, juste que tu sois là. » Beaucoup attendent seulement qu'on leur montre comment être présents.


Et si t'as du mal à mettre des mots sur ce que tu ressens, mon guide gratuit « Mettre des mots sur ce que tu traverses » peut t'accompagner. Des phrases simples pour te reconnaître, sans programme à suivre. Tu peux le recevoir ici : guide


Tu n'es pas en retard

Si tu es encore dedans alors que tout le monde semble avoir tourné la page, tu n'es pas en retard. Tu vis ton deuil, à ta façon, et ça prend le temps que ça prend.


Je sais ce que c'est d'avancer malgré tout pendant que le monde continue de tourner comme si de rien n'était. C'est pour ça que j'ai créé RE-Vivre, un accompagnement de six mois pour traverser ce passage sans être seule et te reconstruire en profondeur, à ton rythme. Tu peux découvrir le programme ici : https://www.librtoi.com/re-vivre


Et si t'es pas prête pour ça, garde au moins ceci : ta peine n'a pas de date d'expiration. Elle mérite encore d'être entendue.

 
 
 

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